Ortie : Subtile & Incandescente

L’ORTIE, PLANTE MAL AIMÉE QUI CACHE
DANS SA TIGE DES FIBRES SI PRÉCIEUSES

(QUI NE PIQUENT PAS)

« JE SUIS NÉ POUR VOIR L’ORTIE DE L’INTÉRIEUR. MES YEUX ONT ÉTÉ ENTRAINÉS À REMARQUER
CHAQUE DÉTAIL, LES PLUS SUBTILES, SES TRAITS DE CARACTÈRE INTRINSÈQUES
LES PLUS IMPERCEPTIBLES »
– ERIC BOEHM


Ma passion pour l’ortie,
un héritage de genre patronymique ?

Maison E.BOEHM, une maison fondée par Eric Boehm !
Un parcours technique voire scientifique, qui l’amène désormais sur un sujet Velours et socialement engagé.

À la fin de la première décennie de ce début de siècle, l’entreprise dans laquelle je travaillais a été frappée de plein fouet par une crise mondiale : celle de la pénurie de coton et de la flambée de son cours. Les stocks étaient au plus bas alors que la demande explosait. C’était la pire crise vécue par la fibre blanche depuis 150 ans. 

J’ai alors fait des recherches sur des fibres alternatives au coton. C’était la principale matière première que nous utilisions pour la fabrication des tissus servant de renforts aux cols de chemises (triplure). 
En parcourant les linéaires bien rangés des bibliothèques physiques et digitales, je suis tombé sur un ouvrage savant fort intéressant, rédigé par Paul-Auguste Favier, édité en 1880 dont l’intitulé est: Les Orties textiles… histoire, culture, décortication. 
Cette lecture, à l’époque, a définitivement initié mon intérêt et ma curiosité pour les fibres d’ortie. Comme le fait d’avoir aussi découvert que certaines variétés d’orties (Ramie) portent le nom latin de Boehmeria, issu du nom du botaniste allemand Georg Rudolf Boehmer (1723-1803) qui a identifié ces nouvelles espèces. 
Avec un nom de famille ayant une racine similaire à la mienne, il devait y avoir forcément un lien, un héritage à porter, à transmettre. C’était un signe.
J’ai depuis toujours poursuivi mes recherches sur ces fibres, alimenté ma base de données, collectionné les rares échantillons de fibres ou de tissus récupérés au gré de mes rencontres avec d’autres scientifiques curieux ou coopératives passionnées, détectés toutes les mentions de cette fibre dans les musées du textile, d’Histoire ou d’archéologie: Ortie, Ramie, Nettle, Brennessel. 

De la plante à la Mosaïque de Velours

Et maintenant je concrétise enfin cette quête, cette passion et ce « devoir ». La variété d’ortie Girardinia Diversifolia que j’utilise pour ma collection « Ruissellement » de Mosaïques de Velours a des racines communes et cousines avec celles découvertes par ce proche patronyme. C’est aussi la matière la plus noble pour tous vos projets de tapis 100% sur-mesure. Et peu importe la variété, « les fibres d’orties sont remarquables par leur souplesse, leur blancheur, leur aspect soyeux que par leur ténacité ».

Des Mosaïques de Velours socialement et écologiquement engagées

En faisant le choix pour la collection maison de l’utilisation des fibres d’ortie (Ortie géante Allo) et des teintures végétales, la marque soutien particulièrement des actions auprès des populations isolées et sans ressources et à travers le travail de la fibre d’ortie (de la récolte, extraction et filature, à la teinture et au tissage) l’indépendance et l’égalité des femmes en leur apportant une autonomie financière et sociale et en favorisant l’apprentissage d’un métier. Avec la fibre d’ortie comme ambassadrice (peu gourmande en eau, fertile, sauvage, se régénère seule) la collection « Ruissellement » porte aussi un regard et transmet des messages sur les changements climatiques et notamment la raréfaction de l’eau, source de toute vie.

Ma démarche est globale : je souhaite soutenir et promouvoir un patrimoine de savoir-faire artisanal universel extraordinaire en le partageant et en l’associant avec la fibre végétale du futur, à la fois laine et soie et encore si méconnue, l’ortie.  Ma Reine des plantes, aux caractéristiques intrinsèques inconsidérées : tant pour la planète que pour la santé.

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