Duplex

COLLECTION DUPLEX

« La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire. » 

– Gaston Bachelard.

La confluence, Duplex
co-signée avec Eric Bleicher

Au début de la chaine de créativité de l’artiste plasticien Eric Bleicher, il y a l’Industrie. On pourrait dire, toutes les Industries. 

Toutes celles en tout cas qui ont besoin d’imprimer un motif, un dessin, un circuit sur un support. Avec des encres graphiques, des encres fonctionnelles ou des vernis. Que ces industries appartiennent au textile, à l’automobile, à l’électronique, à la miroiterie ou aux arts graphiques, le procédé d’impression utilisé est souvent le même : l’impression sérigraphique au cadre plat. Ce cadre plat est constitué d’une structure de forme rectangulaire ou carrée en aluminium sur laquelle est tendu un écran, une toile synthétique très fine, presque un voile, qui à l’origine de la technique était en soie.

Souvent, après des productions en série qui se sont arrêtées, ces cadres sont mis au rebut par les industriels avec les stigmates et les couleurs de leurs utilisations précédentes.
Et ce sont souvent ces cadres qui servent de support aux œuvres peintes d’Eric Bleicher. C’est une seconde vie où l’Art reprend le dessus, s’invite pour dialoguer intimement avec le passé. Une autre rencontre de l’Art et de l’Industrie où, à partir de ces toiles légères et presque translucides, il prolonge la vie, transmet l’histoire et la fait voyager d’un monde à l’autre.
Les vides laissés par les entrelacements de fils qui constituent la toile, sont d’abord recouverts de papiers marouflés sur lesquels sont appliqués au doigt, au roseau taillé en plume, des jus de henné rouges ou noirs ou des jus extraits d’autres plantes qu’il laissera oxyder « le temps qu’il faut ».
La pratique d’Éric Bleicher est une alchimie d’une grande technicité. Depuis plus de vingt ans, il cherche – et enregistre mentalement – la texture exacte, l’évolution temporelle d’un jus, appliqué sur les toiles diaphanes dans leurs cadres. Et les coulées, les gorges, les mers, les fissures, autant de cartes à large spectre, semblent couvrir la totalité de l’art, depuis le primitif jusqu’à aujourd’hui. Avec une émotion intacte.
Inventeur d’itinéraires à l’intérieur d’un paysage de signes, il relie formes et images éloignées qui constituent le fruit de son cheminement intime.
A partir de ces œuvres peintes, Eric Bleicher, alias Cockroach, poursuit l’expérimentation artistique en utilisant un autre médium, le médium du digital et de l’art numériqueIl transmets à son logiciel un détail de chacune de ses œuvres. En donnant des consignes de traitement de l’image, des variations souhaitées, il délègue à l’ordinateur cette créativité artificielle, cette réécriture aléatoire de ses œuvres peintes. Après des heures de calcul de processeurs superpuissants, des milliers d’images numériques toutes uniques et dissemblables sont extraites du logiciel. Et bien souvent, il sera difficile de confondre avec l’œuvre numérique de l’œuvre peinte originelle.

Loin d’être achevé ou abouti, le processus de cette chaine de création ne s’arrête pas à ces banques d’images stockées sur un disque dur. Il va se poursuivre et se démultiplier en différentes voies d’explorations et d’expressions nouvelles. Parmi ces voies déjà visitées, il y a l’impression de chacune de ces images sur des petites cartes, telles des cartes Panini, pour pouvoir constituer des collections à partager et à échanger. Réutilisées aussi par collage ou transfert, sur des nouvelles œuvres peintes, comme des « miniatures » des œuvres originales, ces cartes ouvrent des petites fenêtres sur un nouveau monde.
Une autre technique « signature » utilisée est celle du « décalco » sur des papiers d’Arches. Le transfert laisse intentionnellement des empreintes et des traces d’inachevé à ce style artistique. Cela donne à ces tableaux un semblant de parchemins qui auraient été retrouvés au fond d’une vieille malle dans le grenier d’un explorateur parti pour autre un voyage…
Et puis il y ces transcriptions en Mosaïques de Velours d’une sélection d’images numériques des collections Kali et 2dn floor. Ces Mosaïques de Velours qui sont venues d’ailleurs, de l’extérieur, d’une idée qui a germé lentement et qui a initié la rencontre entre un artiste plasticien, un éditeur et des artisans du bout du monde. Ces artisans qui maîtrisent une technique de tissage ancestrale, le point noué tibétain qui permet encore une autre lecture de ces images numériques et une nouvelle interprétation décalée que l’on retrouve dans cette confluence Duplex.
C’est tout naturellement que la Maison E.BOEHM s’est retrouvée dans le cheminement de prospection, de partage et d’innovation qui s’exprime dans l’œuvre d’Eric Bleicher. Ses collections sont faites de passerelles entre l’Industrie et l’Art, de boucles entre une technique et une autre, et de filiations entre une toile et une autre. Toutes ces œuvres artistiques, sources de confluences homogènes, dialoguent et cohabitent parfaitement les unes avec les autres dans une concorde absolument esthétique.

L'interview de l'Artiste
La rencontre ...

Pourquoi Cockroach ?

Eric Bleicher : L’humain se nourrit de la terre…
Le cafard se nourrit des « déchets » des humains… L’un et l’autre sont liés, nuisibles et indésirables. A la différence que l’être humain agit comme un parasite pour sa planète puisant inexorablement dans ses ressources.
Cockroach est l’alias que j’utilise pour signer mon travail d’art numérique et ainsi faire la distinction avec mon travail d’artiste plasticien.

Quelles tendances en matière d’art vous ont le plus marqué ces dernières années ?

Eric Bleicher : En tant que plasticien, je suis sensible à toutes les formes d’expression artistique. En particulier, la vidéo, l’émergence de l’Art numérique et notamment les NFT, les performances, le Land-Art, l’Art de rue … Peu importe le résultat pourvu que l’engagement soit total !

D’où viennent vos inspirations ?

Eric Bleicher : Plus l’inspiration est profonde, plus longue et profonde sera l’expiration …
Goethe disait : « L’art est une technique de deux mondes. Cette technique doit se confronter au monde de la matière et au monde qui est au delà du monde de la matière, c’est à dire au monde spirituel. »

Vous êtes considéré comme un artiste plasticien, reconnu dans votre milieu. Lorsque vous vous imaginez une nouvelle œuvre, un nouveau projet, quelle importance accordez-vous aux processus, aux techniques ?

Eric Bleicher : « Inventeur d’itinéraires à l’intérieur d’un paysage de signes, je relie formes et images éloignées qui constituent le fruit de mon cheminement intime. »

 

Dans quelle mesure avez-vous participé à la création de cette collection capsule aux côtés d’Eric Boehm ?

Eric Bleicher : Après la collection « Kali » et 2nd floor », je venais de terminer la 3ème collection d’œuvres numériques intitulée « Sinjar »: une réécriture digitale de mon œuvre peinte sur laquelle je travaillais depuis quelques mois. Presque par hasard, j’ai pu présenter ces œuvres uniques à Mr Boehm ne sachant absolument rien de son projet.
Une belle collaboration était née et « La Maison E.Boehm » et son savoir faire, a parfaitement su adapter mon travail digital pour finalement renaître sous une autre forme, celle des arts textiles.

 Selon vous, à qui s’adresse cette collection, Duplex ?

Eric Bleicher : Je crois que c’est avant tout une belle rencontre humaine. Je pense que nous partageons la même sensibilité, la même conception du processus créatif. Cette collection s’adresse à l’être (humain) sensible, contemplatif et sachant apprécier le travail artistique et artisanal d’exception.

Dans Duplex, quelle Mosaïque de Velours vous évoque le message le plus porteur ?

Eric BleicherChacune porte en elle un message secret voire sacré… à vous de les déchiffrer en les explorant !

Quelles sont vos actualités ?

Eric Bleicher : Je ne sais pas m’arrêter : 
1. Expositions permanentes dans quelques galeries avec lesquelles je travaille depuis plusieurs années (Mulhouse (FR), Lyon (FR), Bruxelles (BE), La Haye (NDL),
2. En cours de création : ma boutique en ligne, sur laquelle vous pourrez retrouver l’ensemble de mon travail (Œuvres originales sur toile, œuvres originales sur papier, œuvres originales numérique (NFT), œuvres originales numériques sur papier, etc.),
3. Showroom privé permanent & atelier à Colmar sur rendez-vous.

– Art numérique –

  • Collections : kali et 2nd floor
  • Artiste : Cockroach
  • Projet : Développement et création d’œuvres d’art numérique.
  • Réécriture digitale, d’après des photos de l’œuvre peinte, de l’artiste plasticien Eric Bleicher.

 

& en attendant, nous vous invitons à retrouver l’ensemble de son travail ici.

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